Un Green New Deal pour l'agriculture (3/3)

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Raj Patel et Jim Goodman
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jeudi 9 mai 2019
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Chapô
Plusieurs formations politiques françaises reprennent à leur compte la formule de « Green New Deal » pour leurs propositions en matière d’écologie. Au delà de l’effet buzz de cette formule nord-américaine en France, que comprend réellement la proposition de loi « Green New Deal » de la députée Alexandria Ocasio-Cortez aux États-Unis ? Les contextes entre les États-Unis, l’Union européenne et la France sont-ils comparables ? Réponse en trois épisodes avec un focus sur l’agriculture.

Liens vers le premier épisode et vers le deuxième épisode.


Dépasser l'agriculture industrielle

La tendance à l'utilisation de robots dans les champs met en évidence l'un des plus grands défis théoriques d'un New Deal vert. L'arithmétique financière d'un secteur alimentaire moderne – de la propriété foncière à l'assurance en passant par le marché à terme – dépend d'une exploitation permanente du sol, de l'atmosphère et d'une force de travail. À l'heure actuelle, ceux qui veulent pratiquer l'agriculture dans la dignité en s'intégrant harmonieusement aux écosystèmes plaident pour une cause dépourvue de logique commerciale.

Bien rémunérer les travailleurs, faire pousser des plantes diversifiées qui puissent aider à piéger le carbone et à lutter contre la sixième extinction de masse, cultiver sans produits chimiques qui empoisonnent les travailleurs, l'air et l'eau – les mécanismes de transactions financières qui existent actuellement s'opposent à tout cela. Il n'est pratiquement jamais rentable de pratiquer l'agroécologie lorsque les règles du jeu récompensent la dévastation de l'environnement, l'exploitation des travailleurs et la monoculture.

La preuve qui établit que l'industrie agroalimentaire repose sur la destruction provient d'une source improbable. Un rapport publié en 2012 par la société KPMG [réseau international de cabinets d'audit et de conseil, NDLR] a identifié l'industrie agroalimentaire comme étant le secteur le plus nocif pour l'environnement, un calcul prudent de ses externalités atteignant 224 % des revenus du secteur de l'alimentation. C'est le genre de résultat qui devrait faire réfléchir les défenseurs du système alimentaire actuel. Si ces données sont correctes – et lors d'une conférence des donateurs en 2015, un cadre supérieur de Nestlé a suggéré que ces valeurs reflétaient fidèlement les résultats d'un audit interne de son entreprise – alors une seule conclusion s'impose : il n'existe pas d'industrie agroalimentaire durable. Soit l'industrie est rentable de par ses externalités, soit elle cesse de produire de la nourriture et de l'argent.


Source : KPMG International. 2012, Préparez-vous à l'inattendu : Créer de la valeur pour l'entreprise dans un monde en évolution. BAIIA (Bénéfice Avant Intérêts, Impôts et Amortissements) par rapport aux coûts environnementaux externes

Quelle peut être l'alternative à l'agriculture industrielle ? Les petites exploitations agricoles (de moins de 20 hectares) produisent plus de 75 % de la plupart des denrées alimentaires en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud et en Chine, et les rendements relativement élevés des petites exploitations sont le reflet de la rentabilité des compétences et du travail des agriculteurs qui les cultivent. Un rapport qui fait date, l'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles au service du développement, suggère que, pour assurer un avenir durable, le monde aura besoin d'une agriculture plus urbaine et périurbaine et de systèmes agricoles durables. Aux États-Unis, les grandes exploitations agricoles dominent, mais le dernier recensement agricole de 2012 (la publication du recensement de 2017 a été retardée en raison du blocage de l'administration [la fermeture de services publiques aux États-Unis lorsque le congrès américain ne parvenait pas en début d'année 2019 à un accord sur le vote du budget de l’État, NDLR]) a fait apparaître une augmentation des exploitations de moins de 4 hectares avec irrigation.

La population agricole âgée de 25 à 34 ans a augmenté de 2007 à 2012. Et même si certains agriculteurs de moins de 45 ans sont conservateurs, il y a des raisons d'être optimiste. Un sondage mené par la National Young Farmers Coalition suggère qu'il y a une génération de jeunes qui veulent pratiquer l'agriculture de façon durable, biologique et dans le cadre d'un système agroalimentaire local solide. Leurs principales difficultés sont leur incapacité à acheter des terres, leurs dettes pour leurs études, le mauvais système de santé et le manque de main-d'œuvre agricole qualifiée. Les lecteurs des zones urbaines peuvent se reconnaître dans certaines de ces préoccupations. Et c'est là l'occasion pour le Green New Deal de construire un bloc qui pourrait faire échec à celui qui domine.

Questions pour un Green New Deal des systèmes agroalimentaires

Lorsque nous réfléchissons à la façon dont un Green New Deal pourrait transformer le système agroalimentaire, nous n'avons pas de réponses, mais nous avons une marche à suivre. Depuis des années, le mouvement paysan international La Via Campesina défend l'idée de la souveraineté alimentaire, revendiquant le droit de chacun à avoir son mot à dire sur le fonctionnement de son système agroalimentaire. Bien qu'on puisse la prendre pour un simple appel gentillet à plus de participation, la question de la souveraineté alimentaire prend au sérieux les questions de pouvoir et d'inégalité : les discussions autour de ce qu'elle pourrait recouvrir ont eu entre autres pour conséquence concrète un combat actif contre le patriarcat.

La démarche de La Via Campesina (de discussion, de recherche, de formation et d'organisation) prend du temps et se débat avec la complexité de la politique entre classes différentes. Mais c'est ce que la construction d'un bloc implique. Aucun Green New Deal ne peut émerger parfaitement formé de la tête d'une seule personne ou d'une seule organisation. Si le Green New Deal fonctionne, ce sera parce que le processus de son élaboration sera aussi le processus de construction des alliances dont il a besoin pour réussir en tant que politique contre-hégémonique.

Et s'il fonctionne, nous estimons que ce sera parce que le Green New Deal aura réussi à répondre à des questions que, pour l'instant, nous ne pouvons aborder que de manière spéculative.

Premièrement, quels sont les enjeux sur lesquels un front d'agriculteurs, de travailleurs agricoles et d'autres pourrait s'unir en vue d'obtenir un Green New Deal ?

Du point de vue du secteur agricole, il n'y a rien de tel que la détestation du monopole pour rassembler les agriculteurs. Des populistes à nos jours, les agriculteurs ont été arnaqués par la concentration du pouvoir sur les marchés et ont parfois réussi à se défendre et à gagner [les populistes sont une référence à un mouvement politique organisé dans la seconde moitié du XIXe siècle aux États-Unis par des agriculteurs confrontés à des tarifs prohibitifs, qu'un accès privilégié au domaine public avait permis aux compagnies de chemin de fer de leur imposer, NDLR]. Lorsque, pendant la Première Guerre mondiale, la Commission fédérale du commerce a été chargée de briser la collusion du marché entre les abattoirs et les chemins de fer, elle a estimé impossible de réaliser des « améliorations fondamentales » tant que le gouvernement fédéral ne ferait pas du réseau ferré de distribution un service public.

Malheureusement, le gouvernement n'a pas nationalisé les chemins de fer. La loi de 1921 sur les abattoirs et les parcs à bestiaux est le compromis qui en a résulté. Elle a été conçue pour contrôler les monopoles dans le secteur agroalimentaire et le stockage, et a été la cible des attaques de l'industrie depuis lors. Le premier gouvernement Obama avait promis d'utiliser cette loi pour réglementer les monopoles agroalimentaires, mais il n'en a pas résulté grand-chose. Puis, sous la direction de Sonny Perdue, le ministère américain de l'agriculture (USDA) de l'administration Trump a rendu les organismes de réglementation dépendants de ceux qu'ils règlementent, et on assiste à une dégradation constante de la protection offerte par la Grain Inspection, Packers and Stockyards Administration (Administration de l'inspection des céréales, des abattoirs et des parcs à bestiaux) aux agriculteurs contre le pouvoir des grandes compagnies.

Aujourd'hui, le pouvoir de ces grandes compagnies s'exerce à travers la dépendance extrême de l'industrie de la viande à l'égard d'une poignée de clients. Or on a vu des rébellions réussir contre certains monopoles américains et les exigences qu'ils imposaient à la dépense sociale. Et si les campagnes des citadins contre les subventions à Amazon/Whole Foods [géant de la grande distribution bio outre-atlantique, racheté par Amazon, NDLR] convergeaient avec la résistance contre l'ordre promu par Tyson et Perdue [les géants américains de l’agroalimentaire qui essorent les paysans, NDLR]?

Une autre question qui unit les circonscriptions rurales et urbaines est celle des aliments bon marché. Il est facile de ridiculiser le souci qu'a l'élite « bobo » de manger bio comme un souci bourgeois et très éloigné de l'Amérique ouvrière. Pourtant, nous savons par notre propre travail que les familles de travailleurs pauvres aimeraient manger des aliments biologiques, seulement ils sont trop chers. La nourriture bon marché est le pendant du travail pas cher et mal payé.

Il existe un potentiel d'organisation entre agriculteurs et syndicats qui s'appuie sur les leçons du précédent New Deal et sur les reconfigurations du pouvoir dans les années 1960 et 1970, qui ont permis aux coupons alimentaires d'entrer dans le Farm Bill en 1977. Pour qu'un Green New Deal rural fonctionne au XXIe siècle, il faut que les revenus de tous augmentent. Cultiver des aliments de manière juste et durable coûte cher. Au lieu de faire baisser les coûts de l'agriculture pour rendre les aliments assez bon marché pour que les travailleurs des villes puissent les acheter avec leurs salaires qui stagnent, tous les travailleurs devraient gagner suffisamment pour se permettre de payer une nourriture produite sur un mode durable. Les consommateurs doivent être en mesure de payer pour les connaissances inhérentes à l'agriculture durable et pour le carbone qu'elle permet de séquestrer : en recourant à une agriculture agroécologique sophistiquée et à faible consommation, aux énergies renouvelables, aux aliments frais non transformés et à des fermes gérées par tous ceux qui veulent exploiter la terre. Et bien sûr, les agriculteurs et les travailleurs agricoles doivent eux aussi être rémunérés justement et valorisés pour leur travail.

Le New Deal a apporté les bases d'un système qui a permis aux agriculteurs de survivre, et le syndicat des agriculteurs du Texas (Texas Farmers Union) demandait récemment quelle forme il pourrait prendre aujourd'hui. Sans aller trop loin dans les détails, l'idée est que les agriculteurs disposent d'un prix plancher pour les céréales (parfois appelé « parité » et basé sur les coûts de production), que le gouvernement achète et stocke jusqu'à un certain point le surplus de leur production, puis les paye pour réduire leur surface cultivée et planter des cultures couvre-sol comme la luzerne et le raifort, piégeant ainsi le carbone dans les champs utilisés pour produire une récolte de base. Les variantes de ce système de tarification paritaire offrent aux agriculteurs un prix équitable pour leur récolte, prix qui peut être ajusté pour tenir compte des coûts d'une bonne gestion écologique. En d'autres termes, la tarification paritaire peut payer les agriculteurs pour qu'ils respectent l'écologie dont ils dépendent.

Le stockage public des céréales est également un bon moyen d'atténuer les fluctuations de la quantité de cultures de base disponibles, causées par les fluctuations climatiques extrêmes et la frénésie spéculative qui peut les accompagner sur les marchés mondiaux des denrées. Avec les conditions météorologiques extrêmes qui s'annoncent, un système public d'entreposage du grain peut court-circuiter les fluctuations sauvages qui, autrement, pourraient faire flamber les prix alimentaires après une mauvaise récolte.

Mais il a un inconvénient pour le secteur agricole existant. L'abondance de cultures fourragères à prix réduit comme le maïs et le soja assure la rentabilité des exploitations intensives d'engraissement du bétail (Concentrated Animal Feeding Operations ou CAFO). Les CAFO existent grâce aux subventions dont elles bénéficient en raison de la faiblesse des prix des produits de base, prix d'ailleurs extrêmement injustes, manipulés à la baisse par des monopoles bien plus étendus que les bassins à déjections où sont déversés les excréments des CAFO. Un système de prix paritaire rendrait les CAFO non rentables. Cela ne fera pas l'affaire ni des propriétaires de CAFO ni des amateurs de viande bon marché, mais c'est tout à fait en ligne avec les changements alimentaires qui doivent être opérés pour un avenir avec un bilan carbone nul.

La parité des prix signifiera la fin des « aliments bon marché », et cela n'est envisageable qu'en parallèle avec la fin du travail à bas prix. Un front qui rassemblerait les syndicats et le lobby urbain contre la faim avec les composantes appropriées de la communauté agricole pourrait y parvenir. Mais il est difficile d'imaginer que les CAFO fassent partie de ce bloc.

L'impossibilité de faire fonctionner les CAFO dans une économie verte soulève une question plus profonde : comment se présente un système économique qui valorise le travail, la vie, la neutralité carbone ?

Les producteurs de maïs américains savent ce que c'est que de passer à l'énergie renouvelable, mais leur expérience s'est déroulée sous des formes qui ont préservé l'hégémonie du bloc dominant. En raison des ententes conclues entre les groupes de pression des secteurs des combustibles fossiles, de l'agriculture industrielle et de l'agriculture, la majeure partie du maïs américain est destinée à l'éthanol plus qu'à toute autre utilisation. Mais l'énergie renouvelable n'est pas la même chose que l'énergie durable, et on est loin d'une stratégie écologique gagnante pour la production d'éthanol aux États-Unis. Tout New Deal vert devrait adopter une quantification beaucoup plus complète des flux d'énergie, de biodiversité, de terres, d'eau et de carbone que ne le permet le calcul politique de l'éthanol.

Nous connaissons les grandes lignes de ce à quoi pourrait ressembler un avenir énergétique, et même un avenir pour le logement, nous savons à quoi pourrait ressembler le remplacement de l'agriculture industrielle par des systèmes agroalimentaires plus durables. Nous savons même ce que c'est que d'avoir une politique alimentaire et agricole unifiée qui tienne compte des changements climatiques. Mais il reste encore beaucoup de travail autour du processus qui nous y mènera, et en particulier autour de la question de savoir quels sont les nouveaux systèmes financiers et de crédit que nous devrons utiliser afin d'investir dans cet avenir transformé.

Notre troisième question dépasse le cadre des États-Unis : comment le mouvement américain pour un Green New Deal agira-t-il de concert avec des mouvements similaires ailleurs dans le monde ?

Les gaz à effet de serre ne tiennent pas compte de l'endroit où ils sont émis, aussi le Green New Deal doit-il faire intervenir un engagement international. Pour justifier le modèle de l'agriculture industrielle américaine, on a affirmé que « l'Amérique nourrit le monde ». Mais le monde peut bien se nourrir tout seul si l'Amérique le lui permet. Depuis des décennies, les États-Unis utilisent leur pouvoir dans le Nord et le Sud pour commercialiser leurs excédents agricoles, déversant des céréales bon marché et sapant les agricultures locales. La puissance américaine s'est exercée par le biais du système alimentaire mondial, récompensant et punissant les États au moyen des investissements, de l'accès aux marchés et de la coopération technologique avec les intérêts nationaux des États-Unis.

De façon plus générale, l'économie des combustibles fossiles, dont le Nord profite depuis des siècles, rend l'agriculture du Sud beaucoup plus vulnérable aux changements d'état des écosystèmes qui s'annoncent.

 

Indice mondial de vulnérabilité de la démographie et du climat (CDVI), estimé en soustrayant l'indice de vulnérabilité au climat (CVI) des taux de croissance démographique annuels, exprimés en taux de croissance annuels de la densité démographique humaine. Les valeurs fortement négatives, indiquées en bleu, représentent des situations de faible vulnérabilité où la croissance démographique actuelle est beaucoup plus faible que la croissance démographique compatible avec le climat, tandis que les valeurs fortement positives, indiquées en rouge, représentent des situations de forte vulnérabilité où la croissance démographique actuelle dépasse largement la croissance démographique compatible avec le climat. Les régions blanches correspondent aux valeurs de densité humaine de zéro dans la base de données globale de la population quadrillée.

Une grande partie du Sud a été décimée au XIXe siècle par les opérations militaires d'un système alimentaire libéral, comme le souligne Mike Davis dans Late Victorian Holocausts. Selon une estimation, la facture de la colonisation de l'Inde par la Grande-Bretagne pendant 173 ans s'élèverait à 9 000 milliards de livres sterling. Une partie d'un Green New Deal se doit d'être réparatrice, à la fois au niveau national et au niveau mondial.

Ce qui nous amène à une dernière question, la plus délicate. La question de la terre elle-même. Suzan Erem, ancienne organisatrice de l'UIES et maintenant directrice exécutive de la Sustainable Iowa Land Trust, s'interroge : « Avons-nous le courage d'affronter le péché originel sur lequel ce pays s'est fondé : le vol de terres ? » À peine 150 ans se sont écoulés depuis la guerre des Plaines et la conversion des prairies de bisons en enclos à bétail. Les États-Unis sont une colonie peuplée de colons, et dès que les terres ont été clôturées, le capital était toujours à la frontière, payant pour les armes et la nature bon marché qui allait avec. Il y a longtemps que l'on aurait dû tenir compte de la manière dont les États-Unis ont été colonisés, des revendications des descendants des indigènes que les États-Unis voulaient exterminer et du rôle du capitalisme dans la colonisation qui a fait le « cœur » de ce pays.

Tout comme à l'époque du New Deal, nous vivons une époque de fascisme naissant, de racisme et de division des classes. Le Green New Deal peut tirer des leçons des succès et des échecs de son prédécesseur, qui ont entraîné un changement économique spectaculaire dans l'Amérique rurale – pas aussi spectaculaire que nous l'aurions souhaité, ni aussi durable que nous l'aurions voulu, ni aussi équitable qu' il aurait dû l'être. Pourtant, le New Deal a fait valoir que la protection de l'environnement et le fait de rémunérer équitablement les gens pour leur travail pourraient contribuer grandement à limiter le pouvoir des entreprises et à créer une société équitable pour tous.

Il faut qu'un examen rétrospectif éclaire le Green New Deal. Cette fois, les agriculteurs durables n'ont pas à être obligés de choisir entre leur responsabilité envers la terre et les communautés auxquelles ils appartiennent. Mieux vivre grâce à l'agriculture ne peut se faire sans la création d'alliances politiques judicieuses, en créant un bloc qui s'attaque à la faim, à la pauvreté, à la malnutrition et aux inégalités de richesse et de salaires, aussi bien à la campagne que dans la ville. La logique de la construction d'un bloc contre-hégémonique exige une présence rurale militante. Tout le monde n'y adhérera pas, mais il y a des agriculteurs et des travailleurs agricoles qui sont prêts à se battre pour faire d'un monde sans carbone une nouvelle forme de bon sens.

Raj Patel et Jim Goodman, dans une publication originale de Jacobin.

Traduction par l'équipe d'Europe insoumise.


Photo: Alexandria Ocasio-Cortez (au centre) présente le Green New Deal avec le sénateur Ed Markey (à droite) devant le Capitole en février 2019. Source: Wikimedia Commons.

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Alexandria Ocasio-Cortez (au centre) présente le Green New Deal avec le sénateur Ed Markey (à droite) devant le Capitole en février 2019. Source: Wikimedia Commons.
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