La République tchèque : entre repli économique et ressentiment anti-allemand

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Franceline Métayer
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jeudi 26 octobre 2017
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Chapô
Si l'on s'en tient aux indicateurs économiques, la République tchèque devrait faire figure d'élève modèle de la classe européenne. Pourtant, les dernières élections législatives à la Chambre des députés des 20 et 21 octobre 2017 ont vu se développer un scénario singulier : un vote eurosceptique massif dans le but de protéger les intérêts des salariés tchèques et une montée de l’extrême droite. Pour comprendre ces résultats, il faut analyser les caractéristiques politiques, économiques et historiques du pays.

Nos médias nationaux taxent volontiers le moindre début d'euroscepticisme de « populisme », sans s'interroger véritablement sur les caractéristiques politiques et historiques des pays concernés. Leur but est de disqualifier toute forme de remise en question de l'UE, en particulier quand celle-ci vient de la gauche, en s'appuyant sur des exemples pris dans d'autres pays européens. Comparer le mouvement centriste-populiste libéral ANO 2011 d’Andrej Babiš en République tchèque avec le parti d’extrême droite hongrois de Viktor Orbán, qui s’appuie sur l’identité magyare, donc non-slave mais volontairement pro-russe, et le parti national-conservateur et ultra-catholique Droit et Justice (PiS) au pouvoir en Pologne, viscéralement anti-russe mais pro-OTAN, est pourtant de l'ordre de l'aberration totale. Ces comparaisons faciles sous-entendent l'idée que toute remise en question de l'UE procède forcément d'un dangereux populisme nationaliste alors que ce sont précisément les conditions économiques imposées par l'UE à toute l’Europe centrale qui sont à l’origine du retour d’un certain ressentiment anti-allemand s’exprimant à travers l’euroscepticisme et une volonté de repli dont les motivations sont d’abord économiques avant d’être identitaires.

 

Contexte économique, contexte politique

Depuis les dernières élections législatives à la Chambre des députés (octobre 2013), la République tchèque est en pleine dynamique économique avec un taux de croissance stabilisé de 2,4 % en 2016 contre -0,5 % en 2013 et une situation de quasi-plein emploi, puisqu’elle possède le taux de chômage le plus bas d’Europe avec 4 % en 2016 contre 7 % en 2013. Le déficit budgétaire, quant à lui, a été maîtrisé depuis 2014, restant inférieur à 1 %. En 2016, la dette publique est restée modérée et l'inflation a été maintenue à 0,6 %. 

La Banque nationale tchèque (ČNB) a par ailleurs mené depuis 2013 une politique non conventionnelle de dévaluation de la monnaie nationale afin de maintenir le niveau de la devise tchèque à environ 27 couronnes pour un euro, de soutenir ainsi les exportations dont la République tchèque est fortement dépendante et dont les principaux bénéficiaires sont l’Allemagne, la Slovaquie et la Pologne, et de permettre à la balance commerciale tchèque de retrouver un solde positif.

Comment, si l'économie tchèque se porte si bien, expliquer le résultat des récentes élections législatives qui ont vu la défaite des partis pro-européens et la poussée de l'extrême droite ? Il faut d'abord souligner que l'économie tchèque est structurellement dépendante des flux entrants d'investissements directs étrangers, ce qui la rend particulièrement vulnérable.

La répartition des secteurs d’activité dans le PIB montre la manière dont l’économie tchèque s’est transformée et structurée depuis 1989. Si l’agriculture ne représente que 2,4 %, la part de l’industrie pèse aujourd’hui 38,1 %, conséquence de la première vague d’investissements dans les années 1990, orientés vers le domaine de la production pure : dans les secteurs automobile (Volkswagen-Škoda / Toyota-Peugeot-Citroën), électronique, pharmaceutique et des secteurs de pointe comme la nanotechnologie (Tescan : entreprise fabriquant les microscopes optiques les plus performants au monde). La part la plus importante revient cependant au secteur des services qui représentent 59,5 % et sont la conséquence de la deuxième vague d’investissements du début des années 2000 dans le domaine des services externalisés, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que la recherche et le développement, comme le montrent les investissements records de DHL et ExxonMobil.

Le prix à payer du quasi-plein emploi pour les salariés tchèques est un salaire inférieur à celui de leurs collègues allemands pour un emploi identique au sein d’un même groupe. En 2017, le salaire brut mensuel moyen en République tchèque se situe à 1 000 euros et le salaire minimum mensuel est de 400 euros en moyenne. Par ailleurs, l’ouverture des frontières par le gouvernement d’Angela Merkel afin de recruter une main d'œuvre qualifiée, prête à travailler en Allemagne pour un salaire encore plus bas que ceux pratiqués en République tchèque, a engendré la crainte d’une pression à la baisse sur les salaires à l’intérieur du pays et pour les travailleurs détachés tchèques en Allemagne ainsi qu’un rejet massif des migrants. La crise des migrants a donné lieu à un débat national particulièrement tendu qui s’est soldé par une fermeture des frontières décidée par le gouvernement de coalition tchèque et une opposition virulente aux « quotas de migrants » imposés par l’UE. La République tchèque n’a finalement accueilli qu’un « minimum », soit 12 demandeurs d’asile pour 2017, et est actuellement poursuivie par la Commission européenne pour non-respect des « quotas ».

Conséquence : le retour d'un ressentiment anti-allemand qui se traduit par la recrudescence d’un euroscepticisme radical dans un pays qui n’a jamais vraiment considéré l’entrée dans l’UE comme un avantage, sauf pour toucher les fonds structurels européens et, paradoxalement, faciliter les échanges économiques avec l’un de ses principaux partenaires, l’Allemagne, dont la République tchèque est économiquement dépendante à 75 %. En effet, même si les entreprises allemandes qui ont investi en République tchèque participent à la richesse économique nationale aujourd'hui, il n'y a que peu d'entreprises qui soient d'origine tchèque. Un cap a été franchi lorsque Volkswagen est devenue l'unique actionnaire de Škoda en 2000 : la presse tchèque avait alors décrété le « deuil économique national ».

L'exemple le plus flagrant de cette soumission économique est justement le secteur automobile : le pays est couvert de différents « clusters » ou nœuds de sous-traitants automobiles majoritairement allemands, reliés aux usines de montage d’automobiles par un réseau logistique créé uniquement pour les constructeurs, qu'ils soient implantés en République tchèque, en Allemagne, en Pologne ou en Slovaquie. Quand on regarde la structure d'origine, on voit clairement que tout le réseau a d'abord été conçu pour les constructeurs allemands, les constructeurs français, coréens et japonais et leurs équipementiers n'ayant fait que se greffer par la suite sur le réseau préexistant.

Contrairement à la Slovénie, dont tout le développement économique a consisté à rester « national », la République tchèque a ouvert son marché aux capitaux étrangers dans la deuxième moitié des années 1990 sous le gouvernement des libéraux d’ODS, qui avaient pourtant d'abord été très réfractaires à ce démantèlement économique du pays (fortement eurosceptiques, ils ont longtemps défendu la protection et l’indépendance de l'économie nationale). Cette politique a été ensuite poursuivie et développée par les sociaux-démocrates de ČSSD (pro-UE, donc très favorables à l'entrée de ces capitaux étrangers).

Ainsi, l'agence gouvernementale chargée du développement économique tchèque CzechInvest, comme les agences de développement économique de toute la zone, a été mise en place sous la tutelle de l'UE avant même que la République tchèque n’en fasse partie (programmes de twinning, de stratégie marketing, d'accompagnement d'investisseurs étrangers, soutien pour l'élaboration d'incitations aux investissements) et avec la collaboration du réseau allemand de chambres de commerce et d'industrie. Tout a donc été fait pour exploiter au maximum les salariés tchèques livrés sur un plateau.

Ce contexte économique a comme conséquence la réémergence du rapport capital-travail sous un jour différent, celui d’une opposition entre le capital allemand investi en République tchèque depuis 1989 et le salarié tchèque, produisant dans son propre pays pour l’investisseur étranger, le tout avec l’arbitrage de l’UE. Cette situation a contribué à générer un retour de l’euroscepticisme et la recherche de partis ou de mouvements susceptibles de prendre la défense de l’intérêt national. Par ailleurs, le vote libéral, eurosceptique ou non, est depuis la Révolution de velours le vote majoritaire, même pour les opposants au « capitalisme sauvage », incapables d’envisager une voie alternative à ce libéralisme qui soit différente du modèle défendu par le parti communiste de la période 1948-1989. C’est donc par défaut qu’ils restent attachés à des modèles d’économie de marché défendus par le libéralisme, et également par méfiance à l’égard de toute forme de mouvement anticapitaliste qui pourrait se constituer à gauche.

Il ne faut pas oublier non plus que pour les citoyens de l’ancien bloc de l’Est, le libéralisme est le garant de la très symbolique notion de « propriété privée », qui s'oppose à celle communautaire des coopératives et fait intrinsèquement partie de l’identité citoyenne dans une société démocratique. Dans les sociétés qui ont un rapport conflictuel avec le régime d’avant 1989, il est fondamental d'en tenir compte, car c'est ce qui explique la difficulté à envisager un modèle de juste répartition des richesses sur des fondements autres que le libéralisme, même si ces sociétés sont conscientes et victimes de la fracture sociale qu'engendre le « capitalisme sauvage ». 

 

Déroute des europhiles et victoire de l’intérêt national

Le mouvement centriste-populiste libéral ANO 2011 sort grand vainqueur des élections. Pour mémoire, le gouvernement sortant issu des dernières élections législatives d’octobre 2013 était constitué d’une coalition entre les sociaux-démocrates ČSSD, le mouvement centriste-populiste libéral ANO 2011 et les chrétiens-démocrates KDU-ČSL. Les trois partis traditionnellement forts depuis 1989, c'est-à-dire les libéraux eurosceptiques (ODS), les sociaux-démocrates (ČSSD) et le parti communiste (KSČM) sont définitivement débordés par ANO, seul membre de la coalition gouvernementale sortante à tirer son épingle du jeu.

ANO est né à partir d’un mouvement citoyen anti-corruption en 2011 autour de l’entrepreneur-milliardaire Andrej Babiš, homme fort du mouvement, ex-ministre des Finances, qui sera vraisemblablement nommé Premier ministre, malgré une affaire de détournement de fonds structurels européens pour ses intérêts personnels.

Les principaux fondements du mouvement sont : la lutte contre la corruption dans un État de droit, la protection des citoyens tchèques (la République tchèque fait la différence entre citoyenneté et nationalité), une protection sociale, de retraite, de santé et une éducation pour tous dans une société qui favorise l’entreprenariat, l’individualisme et la protection de la richesse économique (notion ambiguë, puisqu’elle n’implique pas forcément une amélioration des conditions de travail des salariés tchèques). On est, en fait, assez proche du « macronisme », le discours sur l’Europe en moins. ANO n’est pas, à proprement parler, eurosceptique : le programme (peu concret et assez vide) met surtout en avant la protection de l’économie de la République tchèque, sans qu’il y soit question d’une quelconque sortie de l’UE.

Les médias ont fait campagne contre Andrej Babiš en raison de l’affaire de détournement de fonds européens et de ses déboires avec la justice slovaque qui l’accuse d’avoir été un collaborateur de l’ancienne Sécurité d’État, ce qui a finalement eu pour effet de booster son mouvement symbolisant aujourd’hui la contestation contre les politiciens établis.

Remontée des partis de droite eurosceptiques. Les partis europhiles comme le parti chrétien-démocrate KDU-ČSL et surtout le parti conservateur libéral TOP 09, qui passe de 12 à 5 %, sont mis en déroute. Le triomphe d'ANO et la modeste remontée d’ODS (après la débâcle de 2013), ajoutés à la poussée de l'extrême droite SPD et à l'écroulement des sociaux-démocrates du ČSSD attestent du fait que les électeurs de droite sont dans une posture particulièrement défiante vis-à-vis de l'UE.

Les deux partis de la gauche historique en chute libre. Le parti social-démocrate (ČSSD), recréé en 1990 sur les bases du parti socialiste du XIXe siècle, s'effondre littéralement pour la première fois depuis 1990 et se retrouve derrière le parti communiste (KSČM). Le parti communiste (KSČM), troisième force politique du pays depuis 1989 et unique force politique d’opposition au libéralisme défendu par le parti social-démocrate (ČSSD) et les libéraux eurosceptiques (ODS), essuie une défaite sévère et paye durement son incapacité à renouveler son électorat, alors qu’il était le seul parti à défendre des valeurs sociales et à aborder le rapport capital-travail. C'est d'autant plus surprenant que lors de l'élection précédente, en 2013, il avait obtenu près de 15 % des suffrages exprimés, le deuxième meilleur résultat de son histoire récente. À noter que l’opposition du KSČM à l’accueil de migrants pour défendre la main-d’œuvre tchèque et l’absence de position claire antiraciste semblent lui avoir considérablement nui, puisqu’il a perdu des voix au profit de l’extrême droite.

Renaissance de l'extrême droite et poussée du parti Les Pirates. Seul pays européen où l'extrême droite était proche de 0 % et inexistante malgré un racisme anti-Rroms très marqué, celle-ci passe d'un coup à plus de 10 %, soit 3 % de plus que la moyenne des sondages. La crise migratoire générant l’angoisse d’une invasion économique et le discours européen général sécuritaire assimilant migrants et terroristes ont fini par convaincre les Tchèques de voter massivement pour le parti islamophobe du Tchéco-Nippo-Coréen Tomio Okamura, Liberté et démocratie directe (Svoboda a přímá demokracie), dont l’un des objectifs phares du programme est « pas de parasites en République tchèque », et qui a obtenu le soutien officiel du FN ! À noter toutefois que le parti Les Pirates dépasse de justesse l'extrême droite et se classe en troisième position. Emmené par Ivan Bartoš, le parti Les Pirates tchèque est dans la filiation du parti des Pirates suédois, dont le but est de défendre les intérêts des citoyens face aux lobbies de l’UE. Ils défendent la transparence, le e‑gouvernement, les lanceurs d’alerte et la démocratie directe, mais se revendiquent libéraux et centristes. Ils ont fait une campagne ciblée sur les jeunes dans la rue comme sur les réseaux sociaux et devraient faire partie de la nouvelle coalition gouvernementale.

 

Résultats

200 sièges à pourvoir à la Chambre des députés.

Taux de participation : 60,84 %, en hausse par rapport à 2013 : 59 %, 2010 : 63 %

Ce chiffre particulièrement bas pour des élections nationales montre que l'offre politique des partis candidats, principalement libérale et ultra-libérale, force beaucoup d'électeurs tchèques à l'abstention.

ANO 2011 = mouvement centriste, libéral, pour une protection de l’économie nationale

29,64 %, 78 sièges (47 sièges sortants)

ODS = parti conservateur, libéral, eurosceptique, créé au début des années 1990

11,32 %, 25 sièges (16 sièges sortants)

Les Pirates (Piráti) = politique « pirate » et libérale, démocratie directe, anti-lobbies UE, créé en 2009

10,79 %, 22 sièges (0 siège sortant)

SPD = parti d’extrême droite, nationaliste et patriote, islamophobe, eurosceptique, créé en 2015, successeur du parti Úsvit (Aube) créé en 2013

10,64 %, 22 sièges (0 siège sortant)

KSČM = parti communiste historique, anti-OTAN et signataire du plan B

7,76 %, 15 sièges (33 sièges sortants)

ČSSD = parti social-démocrate, pro-UE, recréé en 1990 sur les bases du parti socialiste du XIXe siècle

7,27 %, 15 sièges (50 sièges sortants)

KDU-ČSL = parti chrétien-démocrate, social-conservateur

5,80 %, 10 sièges (14 sièges sortants)

TOP 09 = parti conservateur libéral, démocrate-chrétien, pro-UE

5,31 %, 7 sièges (26 sièges sortants)

Maires et indépendants (STAN) = parti libéral, pro-UE

5,18 %, 6 sièges (0 siège sortant)

Parti des citoyens libres (Svobodní) = parti libéral, eurosceptique

1,56 %, 0 siège (0 siège sortant)

Les Verts (Zelení) = parti écologique social-libéral, pro-UE

1,46 %, 0 siège (0 siège sortant)

Autres partis = une majorité de partis libéraux eurosceptiques, un parti anticommuniste, un parti ouvrier, un parti islamophobe et des partis citoyens…

<1 %, 0 siège (0 siège sortant)

Source : http://volby.idnes.cz/#vlb-zvoleni-zastupitele

 

Coalitions possibles

La majorité est à 100 sièges. Il y a 18 possibilités de coalition. Certaines sont plus réalistes que d’autres, mais les négociations seront assez difficiles et longues et dépendront fortement de la nomination ou non au poste de Premier ministre d’Andrej Babiš, assez controversée. En 2013, la période de pourparlers avait duré 4 mois. Les choses vont vraisemblablement se jouer entre ANO, ODS, le parti Les Pirates, ČSSD et KDU-ČSL. Il est d’ores et déjà établi que Les Pirates figurera dans le gouvernement de coalition avec ANO.

125 sièges

ANO
Les Pirates
ČSSD
KDU-ČSL

125 sièges

ANO
ODS
SPD (extrême droite !)

125 sièges

ANO
ODS
Les Pirates

121 sièges

ANO
Les Pirates
ČSSD
STAN (Maires et indépendants)

119 sièges

ANO
ODS
KDU-ČSL
STAN

118 sièges

ANO
ODS
ČSSD

116 sièges

ANO
Les Pirates
KDU-ČSL
STAN

115 sièges

ANO
SPD (extrême droite !)
KSČM (parti communiste !)

115 sièges

ANO
Les Pirates
ČSSD

113 sièges

ANO
ODS
KDU-ČSL

110 sièges

ANO
Les Pirates
KDU-ČSL

109 sièges

ANO
ČSSD
KDU-ČSL
STAN

109 sièges

ANO
ODS
STAN

106 sièges

ANO
Les Pirates
STAN

103 sièges

ANO
ČSSD
KDU-ČSL

103 sièges

ANO
ODS

100 sièges

ANO
SPD

100 sièges

ANO
Les Pirates

Source : http://volby.idnes.cz/poslanecka-snemovna-2017.aspx?t=koalice

Données économiques

PIB (2016) : 174,45 milliards €

PIB par habitant (2016) : 16 530 €

Croissance (2016) : 2,4 %

Chômage (au sens du BIT) (2016) : 4 %

Inflation (2016) : 0,6 %

Solde budgétaire (2016) : -1 019,3 millions €

Balance commerciale (2015) : 20 756 millions USD

Principaux clients : Allemagne, Slovaquie, Pologne

Principaux fournisseurs : Allemagne, Pologne, Slovaquie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 38,1 %
  • services : 59,5 %

Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/republique-tcheque/presentation-de-la-republique-tcheque/

 

Franceline Métayer

France insoumise Prague et référente Europe de l’Est à la commission Europe du Parti de Gauche

 

 

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